ACNUParlement Junior Africainpour les Nations Unies — by ACNU
Carte des chapitres de l’association en Afrique.

Depuis 2014

Notre histoire

Déclarée en 2014, après des années de travail mené par des enseignants convaincus qu’un lycéen a sa place dans une salle de négociation.

L’association naît d’une conviction simple et longtemps minoritaire : les compétences que demande une négociation internationale — lire un dossier, trouver l’argument qui déplace, céder sur l’accessoire pour tenir sur l’essentiel — s’apprennent par la pratique, et s’apprennent tôt.

Les premières sessions se tiennent dans une poignée d’établissements, avec des moyens modestes et une méthode qui ne changera plus : on ne raconte pas ce qu’est une résolution, on en fait rédiger une.

Quatorze années d’activité plus tard, l’association a tenu vingt sessions nationales et cinq sessions internationales. Elle travaille avec quarante-deux établissements partenaires et compte trois cent quatre-vingt-deux membres actifs.

Les promotions portent les noms de celles et ceux dont elles s’inspirent — Nelson Mandela, Thomas Sankara, Mansa Musa — et chacune laisse derrière elle des anciens qui reviennent encadrer les suivants.

Cinq chapitres la font vivre aujourd’hui : le Cameroun, qui accueille le siège, le Tchad, le Sénégal, le Burkina Faso et la République centrafricaine. Chacun organise ses propres sessions et envoie ses délégations aux rencontres internationales.

Cette extension a changé la nature de l’association plus qu’elle n’en a changé la taille. Une session qui rassemble des délégations de cinq pays ne se prépare pas comme une session nationale : les positions à défendre ne sont plus celles que l’on se donne entre voisins, les accents ne sont pas les mêmes, et un texte adopté doit convenir à des délégués qui n’ont pas appris la même histoire. C’est exactement ce que l’on voulait obtenir.

La cinquième rencontre internationale se tiendra en Chine, du 15 au 31 juillet 2027, entre Pékin et Guangzhou. Dix-sept jours, à neuf mille kilomètres : c’est la plus longue que l’association ait organisée, et celle qui demande le plus à des familles qui confient un adolescent. La préparation d’un tel déplacement — dossiers, passeports, accompagnement, versements échelonnés — occupe deux années pleines, et c’est l’une des raisons d’être de cette plateforme.

Rien de tout cela n’a été obtenu par une subvention ni par une campagne. Vingt sessions se sont tenues parce que des enseignants ont accepté de donner des samedis, parce que des chefs d’établissement ont ouvert des salles, et parce que des anciens sont revenus encadrer ceux qui les suivaient. C’est une histoire de continuité plus que de croissance.