ACNUParlement Junior Africainpour les Nations Unies — by ACNU
Un vote à main levée dans un hémicycle.

Ce que nous croyons

Notre vision

Un jeune Africain n’a pas à attendre l’université pour apprendre à parler au nom d’un pays.

Nous croyons que la pratique du débat multilatéral ne vaut que si elle est exigeante. Une session n’est pas un jeu de rôle : les délégués préparent un dossier de fond, défendent une position qui n’est pas la leur, et repartent avec une évaluation qui dit ce qu’ils ont réussi et ce qu’il leur reste à travailler. C’est ce qui distingue une simulation d’une animation.

Nous croyons que l’accès ne doit pas dépendre du quartier où l’on habite. L’association travaille donc avec des établissements publics comme privés, dans les grandes villes comme en région.

Et nous croyons que chaque parcours doit être lisible : ce qu’il coûte, ce qu’il demande, ce qu’il apporte, et à quelle date. Une famille qui confie son enfant pour un déplacement de dix-sept jours a le droit de tout savoir à l’avance.

Cette dernière conviction a une conséquence que l’on sous-estime souvent : elle oblige l’association à écrire ses règles avant de s’en servir. Un barème de frais publié n’est plus négociable au cas par cas ; un calendrier annoncé engage celui qui l’annonce ; une liste d’admis publiée se lit par tout le monde en même temps. Nous tenons que c’est préférable, même quand cela nous lie les mains.

Nous croyons enfin qu’un parcours exigeant doit rester accessible. Les frais de participation sont échelonnés, les dossiers se déposent depuis un téléphone, et les notifications empruntent le canal qui atteint réellement la famille — WhatsApp, puis SMS, puis courriel — plutôt que celui qui nous arrangerait. Une exigence qui ne tient que pour ceux qui ont un ordinateur et une adresse électronique n’est pas une exigence : c’est une sélection.

Ce que nous ne croyons pas, puisqu’il faut le dire aussi : nous ne croyons pas que la jeunesse soit par elle-même une compétence, ni qu’il suffise de réunir des adolescents pour obtenir une idée neuve. Une position se construit, un argument se vérifie, un texte se réécrit. C’est pour cela que les travaux sont notés.